jeudi 20 septembre 2007

Déboires avec les souris, suite... et fin ?

Mercredi 19 septembre

Enfin, j'ai des résultats. Fait marquant s'il en est, 2C3E (l'ultime rebelle) qui manquait à l'appel depuis 4 jours a décidé que finalement elle voulait tenir compagnie aux deux nouvelles arrivantes, et réintégré subitement l'enclos cette nuit, semblant même vouloir s'y installer durablement. Ne me demandez juste pas comment elle a fait pour y entrer , c'est plus barricadé que Fort Knox dans un sens comme dans l'autre. Mais bon, j'ai abandonné la lutte maintenant...

Ceci dit, il fallait que je fournisse des photos du dispositif pour l'article qui va être publié (si je donne mon assentiment, hin hin) dans la revue CAN in Automation à la fin de l'année, donc j'ai pris mon appareil aujourd'hui.
Voilà le prototype: le piédestal en PVC (en bas) est posé sur une balance, et dès que la souris veut boire elle doit monter dessus, passer sa tête (et par la-même, son transpondeur) dans l'antenne, ce qui déclenche l'enregistrement de la donnée poids+ID.

Evidemment, il y a toujours des situations non prévues par le cahier des charges...

Comme j'ai passé pas mal de temps avec elles dans l'enclos aujourd'hui, elles ont même fini par m'accepter et me grimper dessus. Ca chatouille mais c'est rigolo :-)

Et là, c'est Spider-Souris qui essaie (encore) de s'évader. Réalisé sans trucage, 100% pur aliment pour rongeur, non-dopé à l'ecstasy.


J'admire tout de même la persévérance de ces bêtes qui, après une tentative ratée d'évasion par la voie des airs, remontent immédiatement au même endroit pour retenter exactement la même cascade. Sans plus de succès. Et ça pendant des heures...

Merveilles du règne animal.

mardi 18 septembre 2007

FLSC (Front de Libération des Souris Condamnées)

Mardi 18 septembre

Avec beaucoup de patience (et l'aide d'un collègue super balèze aussi), j'ai enfin réussi à rattraper ce matin une des deux souris qui s'étaient échappées. Là, je comprends pourquoi je n'avais recueilli aucune donnée: elle avait réussi à se débarrasser de son transpondeur RFID (un truc de 1 millimètre implanté sous la peau de son dos, je vois pas comment elle a fait pour se l'enlever... mais bon c'est la Houdini-mania –voir plus bas).

Alors là, je vais voir la responsable des animaux pour lui demander de réimplanter un transpondeur dans la polissonne. Réponse: "ah ben elle a réussi à l'enlever, elle sert plus à l'expérience, il faut la tuer et en prendre une autre".

Si la logique de l'affirmation se comprend tout à fait, et provient assurément d'une expérience de longue date en la matière (on ne peut tout simplement pas se permettre de garder toutes les souris, et d'en avoir des milliers en quelques semaines), mon petit coeur n'a pas résisté. Je ne pouvais pas supporter que cet animal avec qui j'avais tant partagé (ah, cette chère 18B6, tant de moments passés ensemble à courir à 4 pattes dans tout l'institut...) soit froidement exécuté pour la bonne et simple raison qu'il ne peut plus servir la science. Alors j'ai embarqué la cage dans laquelle elle était enfermée avec un autre condamné à mort (un mâle qui était pas gentil avec ses soeurs), et je suis parti dans les champs derrière le labo pour les relâcher dans la nature :-)

Bon, il y a 95% de chances qu'à l'heure qu'il est elles aient été toutes les deux bouffées par un renard, mais au moins je l'aurai pas sur la conscience... enfin, j'allais quand même pas les ramener à Toulouse :/

lundi 17 septembre 2007

Driving me crazy

Lundi 17 septembre

5 jours. Nom de dieu, 5 jours que je passe à courir après ces satanées souris au lieu de recueillir des données pour mon expérience.
Elles sont incroyablement futées: ce sont des souris sauvages qui ont grandi en captivité et de ce fait appris à déjouer tous les pièges qu'on peut leur tendre. En plus, il ne me reste plus que deux soeurs, et elles semblent coopérer pour s'évader régulièrement.

Et encore, je dis "il ne me reste plus"... mais même pas: après avoir assisté à des évasions rocambolesques et totalement imprévisibles à plusieurs reprises, après avoir passé toute la journée de vendredi dernier à les rattraper dans l'université parce qu'elles avaient trouvé un trou dans le mur de la chambre d'isolation, après avoir méticuleusement éliminé toute possibilité de fuite et comblé toutes les cachettes fussent-elles ridiculeusement improbables et inaccessibles après avoir tout tenté pour les attraper (beurre de cacahuète elles sont censées adorer ça, pièges camouflés, privation de nourriture, tout...) et réussi à en remettre une dans l'enclos tandis que l'autre continuait à me narguer, après tout ça... ce matin, elles ont disparu.

Oui, disparu. Toutes les deux. Des souris-Houdini. Pour la première, disparu de cette chambre d'isolation où il était absolument impossible qu'elle trouve une cachette, et pour la deuxième, envolée de l'enclos animal-proof à l'intérieur de cette même pièce, avec des fermetures hermétiques sur tous les côtés et des murs lisses de 70cm de haut, absolument impossibles à escalader pour une souris dépourvue de grappin, d'une corde, et d'une solide connaissance en la technique du rappel...
Bon dieu, il y a plus de spécialistes des souris ici que dans tout le reste de l'Europe, et aucun n'a su me donner ne serait-ce qu'un semblant d'explication sur leur disparition. Et personne à part moi n'est rentré dans cette pièce de tout le weekend !
Je deviens dingue, j'ai rêvé d'elles cette nuit. S'il n'y avait le collègue qui m'a aidé à les chercher vendredi et les a vu, de ses yeux vu, j'aurais presque l'impression qu'en fait elles n'existent que dans ma tête... c'est complètement dingue.

Et mon stage finit dans 4 jours, et j'ai absolument besoin des résultats de ce test pour faire les derniers réglages, et ma tutrice est en Allemagne toute la semaine, et j'en viens presque à me persuader qu'elles prennent du plaisir à se moquer de moi.
S'il existe un dieu des souris, qu'il m'entende aujourd'hui et qu'il me donne une explication. S'il vous plaît, monsieur-ou-madame-le-dieu-des-souris.
Parce que sinon je vais devenir fou avant la fin de la semaine 8-|

lundi 10 septembre 2007

Back to Nussloch

Samedi 8 et dimanche 9 septembre

4 semaines après (cf. le précédent post), retour pour le week-end chez Gela et Kurt, qui sont toujours aussi gentils.

Au programme: installation de la paille dans l'étable pour les chevaux en prévision de l'automne qui arrive de plus en plus vite, divers travaux sur le terrain avec Kurt (ah, j'ai conduit le tracteur pour tirer des grosses pierres, excellent =), petit déjeuner au champagne en haut du terrain avec magnifique vue sur toute la vallée de Landquart, et puis aussi escalade avec Kurt, qui est décidément un super prof.
En montant 5 minutes dans la montagne on trouve des blocs et des voies, allant du 5b au 7c. Evidemment certaines étaient très au-dessus de mon niveau... en tout cas c'était génial; Mathieu t'aurais kiffé ;)


Photo prise avec la fameuse technique de "l'objectif qui tombe" (Yves si tu lis ça, ça devrait te rappeler des souvenirs... et j'ai un peu amélioré la technique avec une astuce maison :)
J'ai aussi mis une épreuve couleur de certaines des photos sur mon site (cf. "Liens externes), parce que décidément j'arrive jamais à décider laquelle je préfère.

Kurt m'a dit "tu dois pas revenir avant de grimper du 7a au moins"... va falloir que je m'entraîne sérieusement :/. Mathieu, je compte sur toi !
J'ai hâte d'être à cet hiver pour voir Nussloch sous la neige et partir en sortie freeride avec Kurt... qui est aussi prof de snow (oui oui).

Harry-bo c'est beau la vie.

Dimanche 9 septembre

Désolé pour le jeu de mots pourri :)

J'ai fini le dernier Harry Potter. C'est fantastique. Magistral. Epoustouflant. Incroyable. Qu'on ne vienne pas me dire que ce n'est qu'un bouquin pour enfants: le dernier tome a une trame d'une solidité et d'une cohérence à toute épreuve, et offre des possibilités d'interprétation extraordinairement complexes, on peut rester les yeux dans le vague à y penser des dizaines d'heures après avoir refermé le bouquin... et j'ai relu la fin 4 fois :)

J'adore les romans d'aventure et, très honnêtement, je trouve qu'Harry Potter c'est plus riche que Jack London, plus romanesque que Patrick O'Brian, plus épique qu'Hemingway, plus vibrant que Stevenson, plus intense que Steinbeck même... Mes excuses à ceux qui trouveront la comparaison insultante, mais alors je ne peux vous donner qu'un conseil: lisez-le, lisez le dernier tome et laissez-vous emporter. Je l'ai fait, et ne le regrette pas.

mercredi 5 septembre 2007

Konstanz & Bodensee

Samedi 1er et dimanche 2 septembre

Ce week-end, j'ai rejoint Fillo (venu une nouvelle fois de Freiburg) et Oliver (le coloc allemand) à Constance, qui se situe sur les rives du lac de Constance (logique...), à la frontière entre la Suisse et l'Allemagne. Mais du côté allemand; ça fait d'ailleurs bizarre de voir des prix en euros, tout semble vraiment bon marché... la bouteille de vodka à 5 euros nous aura fait mal, d'ailleurs :)

Comme j'ai un peu pris l'habitude de dire dans chaque post: "Ouaaah, c'était super" et que ça doit commencer à devenir franchement monotone, je ne ferai pas de commentaire sur ce week-end. Qui était très bien. Oups.

Le samedi, nous sommes allés au festival Rock-am-See, un open air (les suisses en sont tellement friands) dans un stade converti pour l'occasion en salle de concert outdoor géante. Comme je m'étais fait confisquer mon appareil à l'entrée, je n'ai malheureusement pas de photos. Mais il y en a beaucoup de toute façon sur le site du festival.
La programmation: The Sounds, The Graduate, Sportfreunde Stiller, NOFX (ah, super !), Billy Talent (excellent aussi), et Nine Inch Nails (que nous n'avons pas vu en raison de notre état de fatigue du moment mais aussi, il faut l'avouer, parce que je trouve que le groupe craint vraiment :p).

Le soir, sortie avec Sylvain dans une boîte qui ne passait que du rock, pas mixé. Assez surprenant quand on n'y est pas habitué et que ce n'est pas du tout le genre de musique qu'on a l'habitude d'entendre en boîte (le "on" désigne moi ici, parce que Sylvain, lui, s'est beaucoup amusé). Mention spéciale tout de même aux 2 heures d'errance à 5h du mat' dans les rues de Constance, complètement paumés et ne sachant pas comment retrouver l'appart d'Oliver. On s'est pelés, mais au moins on a bien rigolé :)

Et puis le lendemain, visite (rapide) de la ville et baignade dans le lac... avec des cygnes franchement hostiles aux intrus ;p



Coup de bol, il faisait encore un temps superbe, mais on sent bien que l'été est déjà derrière nous: à Zürich, il faisait 5°C ce matin... je me surprends même parfois à avoir presque envie de rentrer à Toulouse pour ne pas avoir à me cailler en T-shirt.